Compétences pré-existantes
Énergie, transport, santé, industrie : des pans entiers de nos économies traditionnelles sont en passe d’être révolutionnés grâce à l’innovation de rupture dans les matériaux, l’intelligence artificielle, le numérique, les procédés de fabrication, etc. Nous savons aujourd’hui développer des composants pour faire des batteries et des moteurs électriques pour des avions et ainsi transformer toute une industrie sur le plan mondial.
Nous savons aussi concevoir des solutions d’intelligence artificielle qui identifient et comprennent les sons et les bruits de l’environnement avec à la clé la possibilité d’améliorer considérablement la qualité de vie des malentendants. Cette même intelligence artificielle permet aujourd’hui à des radiologues d’aller beaucoup plus vite dans la détection de pathologies d’urgence et ainsi sauver des vies.
Écosystème favorable
Nous avons les moyens de bâtir ce futur grâce au progrès technologique, car l’écosystème fonctionne déjà : nos laboratoires de recherche sont parmi les plus à la pointe et nos connaissances scientifiques ne cessent de s’approfondir, les coopérations entre la recherche et l’industrie existent, les financements de cette « Deep Tech » sont là et donnent vie à une myriade de startups talentueuses qui agissent comme de véritables accélérateurs d’innovation.
Il y a par exemple une dizaine de startups crédibles dans le monde qui développent des réacteurs de fusion nucléaire, dont une en France – promesse d’une énergie infinie et propre.
Soutenons-les, soutenons-la ! Les chantres de la décroissance, enfants gâtés du monde occidental qui a déjà profité du progrès, portent une vision malthusienne du monde et manquent cruellement de confiance dans cet écosystème.
La France et plus largement l’Europe ont des savoir-faire majeurs et nous avons les moyens de continuer à innover pour relever le défi récemment posé par le Président de la République : « réindustrialiser le pays en réinventant un modèle industriel écologique ».
Pour y parvenir, notre politique industrielle ne doit pas regarder dans le rétroviseur, chercher à sauver ce qui n’a pas à l’être, mais bel et bien miser gros sur les secteurs les plus innovants, source de croissance bas carbone et qui garantiront notre souveraineté technologique et permettront à nos sociétés de croire de nouveau dans le progrès qui aujourd’hui doit et peut être avant tout un progrès environnemental.
Jérôme Faul, managing partner Innovacom